Le Royaume d'Arysmeïl - Tome 1 - Vanessa DL

Quand j’ai été approchée par Vanessa DL pour la lecture de son livre “Le Royaume d’Arysmeïl”, j’ai été dubitative. En effet, le héros de son roman de fantasy est autiste. Je lui ai répondu : “attention, mon fils est autiste donc je connais ce trouble, et je vous attends au tournant !” Ce à quoi, elle m’a répondu : “Mon fils de 15 ans l’est aussi, donc vous pouvez y aller !” Et à partir de là, j’ai eu confiance et j’ai eu très hâte de découvrir ce roman au héros atypique !
Nous suivons Isaac, 22 ans, qui a des troubles du spectre autistique mais qui malgré ses difficultés vit seul et cherche un emploi. Un jour, il est abordé par une jeune femme, Anya. Celle-ci lui apprend qu’il est le roi disparu du Royaume d’Arysmeïl et qu’il faut absolument qu’il la suive pour l’aider à retrouver la princesse Sasnya, enlevée voici 20 ans par la méchante reine-sorcière Kamjiyn. Isaac, quoique dubitatif, la suit dans ce monde parallèle médiéval où la magie est prohibée. Les voilà entraînés dans des aventures dangereuses où les troubles autistiques d’Isaac se manifestent aux pires moment, malgré les efforts de ce dernier pour les minimiser.
J’ai beaucoup aimé ce roman. L’univers et le système de magie créés par l’autrice sont extrêmement sympas et originaux. Son écriture est très fluide et agréable, je n’ai pas eu de mal à comprendre et appréhender les différents concepts abordés. Il y a quelques coquilles ou quelques tournures de phrases bizarres dans le texte, mais ça n’a pas dérangé ma lecture.
Je me suis énormément attachée aux différents personnages, que ce soit Isaac, Anya ou les personnages secondaires (gentils comme méchants d’ailleurs). Ils sont tous très crédibles dans leurs réactions et on sent que l’autrice a fait beaucoup de recherches notamment sur le syndrome de Stockholm qu’elle explique très bien.
Venons-en à Isaac et ses TSA. Pour tout vous dire, je n’ai pas reconnu mon fils dans le personnage d’Isaac. Jamais mon fils ne pourrait réagir comme lui, notamment au point de vue tactile et sentimental. Mais il y a autant de formes d’autisme que de personnes autistes, donc je ne peux pas juger la véracité des réactions d’Isaac. J’ai apprécié que l’autrice n’ai pas essayé de “guérir” Isaac de ses troubles, car il n’y a tout simplement rien à guérir. Et pour ça, je remercie l’autrice, car elle a réussi à rendre son héros crédible tout en ne niant pas ses troubles. C’est pour celà que ce roman est, à mes yeux, rare et exceptionnel. Ce côté “je sais de quoi je parle” se ressent énormément. Je conseille donc ce livre à toute personne souhaitant se divertir tout en apprenant des choses sur les TSA !